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Utopie d'un cinéma intéractif ] -
Soirée Rencontre Multimédia
Mardi 7 décembre, à 19h30, à
l'ECM Kawenga - Entrée Libre
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ECM
KAWENGA
au
1er étage du Diagonal Centre
2, cours Gambetta 34000Montpellier |
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| Utopie
d'un cinéma intéractif
Gwenola
WAGON, artiste vidéaste, chargée du
cours de l'Atelier vidéo numérique à
Paris VIII, département d’Arts Plastiques depuis
l'année 2001, vient de terminer une thèse sur
l'utopie d’un cinéma interactif dans
le cadre du laboratoire de recherche Labei du département
Arts Plastiques de Paris VIII.
A travers la présentation de ses installations vidéo-interactive
LandMap et Ne m'oubliez
pas, cette soirée sera l'occasion de
s'interroger sur ces nouvelles formes d'écriture numérique.
La soirée se poursuivra par la performance Microphonies
de Didier Aschour (compositions
et interprétations), Alexis Chazard et Gwenola Wagon
(vidéos mixage et temps réel sur max MSP et
Jitter).
Comment explorer autant l’espace que le temps ?
En présence de Gwenola Wagon,
Alexis Chazard et Didier
Aschour.
Présentation des installations de vidéo-interactive
LandMap et Ne
moubliez pas sera suivie de la performance Microphonies
: performer/contrôler le film en direct.
Conception : Gwenola Wagon
Réalisation : Alexis Chazard
et Gwenola Wagon
Composition & interprétation
: Didier Aschour. |

Utopie
d’un cinéma interactif
Ce qui est utopique ce n'est pas la réalisation mais
son succès, le cinéma interactif existe mais
il n'est pas encore produit, diffusé, connu répertorié
comme peuvent l'être les films conçus pour
le dispositif cinématographique. La part utopique
se situe dans son évolution. Le devenir interactif
pour voir ailleurs et le repenser hors de son contexte ?
Pour emmener le cinéma dans une fiction où
tout irait mieux ? Le cinéma interactif proposerait
une exploration temporelle et / ou spatiale. L'art de l'exploration
aurait-il trouvé sa forme privilégiée
avec l'interactivité ? Le spectateur cinéphile
explore le temps du film. L'amateur de tableau explore l'espace
de la forme picturale par le trajet oculaire. Comment explorer
autant l’espace que le temps ?
Certaine
forme d’installation vidéo interactive se trouverait
entre tous ces terrains par la création d'une interface
jouxtant les domaines de la sculpture, du cinéma,
de la littérature. Après avoir découvert
l'espace par le tableau et le temps par les films, peut
on explorer l'espace et le temps par des objets qui se jouent
des deux modes ? Le réalisateur d’un projet
de film interactif invente aussi un mode de navigation particulier
pour le nouveau pays qu’il va visiter.
Suite
à une commande de la part du compositeur Didier Aschour,
quant à l'utilisation de ces sons dans un voyage
géographique possible, nous avions déambulé
dans de nombreux lieux en cherchant un terrain possible
entre la façon dont nous explorons les lieux, l’espace
entre ces lieux filmés et leur agencement dans une
navigation interactive.
L'ensemble
de lieux sont filmés pour donner matière à
une seconde exploration proposée par une navigation
dans un montage vidéo. D'autre part la forme interactive
que prend LandMap, propose ainsi ce qui se passe dans tout
territoire fictif ou réel, c'est-à-dire offrir
au spectateur une linéarité en forme de chemin
parmi d'autres trajets possibles. Se promener dans le devenir
explorateur d'un art non linéaire.
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LandMap
http://landmap.ht.st/
Installation
vidéo-interactive 2003-2004
Conception et réalisation : Alexis Chazard et Gwenola
Wagon
Composition sonore : Didier Aschour
Programmation sur Max 4 Msp : Alexis Chazard
Le spectateur est amené progressivement à
prendre conscience que d’autres dimensions participent
de son exploration : ses choix, ses oublis ou ses réminiscences,
ou encore les «cartes» que, mentalement, il
se crée pour se repérer dans ces lieux. Les
séquences vidéo diffusées de cet ensemble
de prises de vue des paysages recomposés du Port
Autonome de Dunkerque forment une sorte de personnage paysage
principal, l’installation figure la narration.
Le
spectateur déplace les points de montage. Il circule
le long de données enregistrées dans la mémoire.
Un programme précise en temps réel l’endroit
où se situe le spectateur et suivant son action pendant
une période de choix, il passe à différents
points de montage. Ce dispositif devient l’interface
permettant de circuler dans le film comme dans un lieu.
Mais contrairement à un programme se basant sur des
images calculées par ordinateur (3D) la projection
ne passe pas par un calcul des images : elles sont enregistrées
et sont activées à des moments donnés.
Les
séquences filmées regroupent une combinaison
de lieux existant entre eux reliés par des résonances.
Les moments filmés s’enchevêtrent par
des glissements successifs : différentes versions
d’un même paysage traversés et entremêlées
par d’autres. Certaines séquences sont choisies
pour leur ressemblance malgré leurs différences
« géographiques ».
Elles
donnent à ressentir ce sentiment de déjà-vu
qui opère quand on croit repasser dans les mêmes
lieux. Où suis je ? Où aller si je suis déjà
passé par ici ? La carte représente les séquences
vidéo, leur sens et les moments de choix. Elle ne
constitue pas un moyen de se retrouver mais plus de se confronter
à un autre espace.
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Ne
m’oubliez pas
Installation vidéo-interactive, 2004
Conception et réalisation : Alexis Chazard et Gwenola
Wagon
Modèle : Cécile Bicler
Programmation sur Max 4 Msp : Alexis Chazard
Interface : I-cube X, capteur de pression (Touch minion)
Le
spectateur est pris entre, une fiction de films déjà
vus par d’autres, les histoires vécues par
le modèle (protagoniste principal) et les histoires
qu’il se fait. Comment se monte entre elles toutes
ces histoires ?
Pouvoir
glisser d’un passage à l’autre ; opérer
des glissements entre les actions physiques (toucher/presser)
et les scènes visibles. Les films d’horreur
font pression sur le spectateur pour lui faire croire le
temps de l’histoire que le surnaturel existe et qu’il
est effrayant… Dans Ne m’oubliez pas, le spectateur
est confronté à deux types de “pression”,
un double sens : il s’agit de presser sur l’interface,
une surface déterminée, et d’exercer
une influence (un calcul sur le défilement des images).
Le spectateur presse d’une part pour voir et circuler
dans la vidéo, dans l’autre sens, l’histoire
presse sur lui par le biais du tournage, du montage, pour
lui faire croire à toutes les histoires probables.
Microphonies
Performance
2004 avec Didier Aschour, Gwenola Wagon et Alexis Chazard
Performer /contrôler le film en direct Durée
variable (30 min).
Dans le prolongement de LandMap, les 3 artistes se retrouvent
de nouveau sur scène pour confronter image et son.
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