[ DIFFUSION ]
jeudi 06 décembre 2007 à 20h30

The battle
hors séries #46 avec superamas
Spectacle proposé par le Centre chorégraphique de Montpellier
en collaboration avec l'ECM Kawenga


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dans le cadre de la création de leur nouvelle pièce EMPIRE (Arts & Politics), le collectif franco-autrichien Superamas présente une première étape de travail au Centre chorégraphique de Montpellier.


tarifs : 6€ / 5€ avec le pass’culture




À l'occasion de ce hors séries #46, le Centre chorégraphique de Montpellier en collaboration avec l'ECM Kawenga vous propose de partager deux temps de rencontre :

Découvrez le Centre Chorégraphique :
jeudi 06 décembre à 19h (avant le hors séries) : découvrez le couvent des ursulines et les missions du centre chorégraphique.

Participez à l'atelier du spectateur :

mardi 11 décembre de 19h à 21h : participez à un atelier de pratique du spectateur où vous questionnerez votre expérience du hors séries de Superamas, en compagnie de Anne Lopez, chorégraphe. (entrée libre)



The Battle :

Superamas, caméra à l’épaule, va faire du CCN le théâtre des opérations.
« Moteur ! » : le bruit et la fureur de la guerre résonnent.
« Action ! » : on tue en série, hors des règles.
Les corps se jettent dans la bataille.
On meurt au champ d’honneur.
« Coupez ! » : on se relèvent, et on reprend.

L’histoire se répète-t-elle de manière aussi systématique ?
Ici, en tous cas, on s’attache à regarder de quoi elle est faite.
De quels romans en sont tirées les pages.


visuel superamas

Pour l'histoire :
En mai 1809 aux portes de Vienne, les armées de l’empereur Napoléon passent le Danube dans l’intention de détruire les forces de l’archiduc Charles. C’est la bataille d’Aspern/Essling. 40 000 morts en deux jours. C’est la première hécatombe de la guerre moderne. Le projet impérial de Napoléon porte en lui l’héritage de la révolution française, mais ce sont les autrichiens sur le champ de bataille qui chantent la marseillaise. Toutes les contradictions modernes sont d’ores et déjà contenues dans cette bataille dont les deux armées revendiqueront la victoire.

(...)
Les officiers à cheval, courent à toute bride sur les collines, les drapeaux flottent, un général tombe de cheval, les canons d'une forteresse éloignée crachent leur volée sur le champ de bataille, et, en plein tumulte, si on y prend garde, on peut observer un soldat portant sur l'estomac une caméra camouflée. L'appareil est relié par un fil invisible à un moteur disposé en dehors du champ de bataille - il fonctionne sans manivelle. La pluie tombe sur toute la scène, les ventilateurs envoient en hurlant la fumée de la poudre au dessus de la masse d' hommes ondoyant et luttant, les éclairs brillent, l'effet est surprenant.
Quand je quitte le studio, bouleversé et les nerfs tendus, je vois dans l'antichambre les "blessés". Les combattants se sont à ce point engagés dans la chaleur du combat qu'ils en ont rapporté des égratignures, de longues déchirures et de graves blessures. Le sang coule. Deux infirmières circulent et font des bandages. Dans un des bureaux des directeurs, un médecin reçoit ceux qui sont le plus gravement atteints. Abel Gance lui-même ne pense certainement plus à eux. A ce moment, je me rappelle avoir lu un jour une brochure publicitaire pour le film de Griffith Intolerance. Après avoir énuméré les frais en dollars, la profondeur des décors en kilomètres, le nombre de centaines de mètres carrés qu'on avait utilisé et de dizaines de milliers de figurants qu'on avait employés, on ajoutait un peu sèchement : pendant les prises de vues, on n'a déploré la perte d'aucune vie humaine.
Ce n'est qu'après avoir assisté à la scène d'infirmerie ci-dessus que j'ai compris cette phrase dans toute sa perspective.
Carl Th. Dreyer, extrait d'un article paru dans Politiken, 01 mai 1926


Avec l’aide de CNEAI, CCLinz, wp zimmer, Tanzquartier Wien.
Avec le soutien de la Ville de Vienne, Ministère Fédéral de l’Education, des Arts et de la Culture de l’Autriche


Les dernières représentations:
[ festival Avignon ]


Quelques lieux et festivals pluridisciplinaires : spectacle vivant et nouvelles technologies

[ festival 100% dessus dessous ]
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[ La ménagerie de verre - Paris ]
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Renseignements : 04 67 06 51 66 contact@kawenga.com

Liens directs :


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